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Le stade Raoul-Barrière de Béziers, de 22 500 places, peut héberger des matchs de foot et des matchs de rugby. En 2019, il a accueilli l’équipe de foot de ligue 2 de Béziers, et le championnat national de foot. Mais depuis 2021, le stade n’accueille plus que du rugby.  En 2019, le terrain en terre sable du stade de Béziers était vieillissant. L’installation avait plus de 30 ans et une réfection complète du terrain a été décidée. Les travaux se sont achevés à l’été 2020. 

La réfection du stade a été complète, de la pelouse au système d’arrosage en passant pas le système de filtration.

 

Un terrain hybride en technologie SISgrass

Au moment des travaux, il a été décidé de remplacer la pelouse naturelle par un gazon hybride en techno­logie SISGRASS, l’une des dernières innovations en termes de terrains hybrides. Elle offre la qualité de l'herbe naturelle, avec la stabilité et la durabilité d'un terrain renforcé, et cela en toutes saisons.

« Le procédé SISGRASS consiste à venir implanter des fibres de gazon synthétique dans la surface de jeu afin de renforcer la qualité du gazon naturel » explique Gilles Dupuy, le gestionnaire du terrain.

Le substrat est exclusivement en sable, très drainant. Sur la couche de sable, on est venu semer comme si c‘était un terrain classique. Un mois après, l’entreprise a tissé les fibres synthétiques avec une très grande machine à coudre durant 9 jours.

Le terrain est composé à  95 % de gazon naturel et 5 % de fibres de gazon synthétique. 

Ce type de terrains présente de nombreux avantages :

• un temps d’utilisation plus important : lorsqu’il pleut, le terrain n’est jamais gorgé d’eau, ce qui permet d’enchaîner les matchs avec un terrain qui se tient bien. Le temps d’utilisation du terrain a été multiplié par 3 comparé à un terrain en gazon naturel traditionnel.

• La qualité de jeu : la qualité d’un terrain hybride est identique toute l’année : pas de zones humides, pas de mottes, terrain stable, la racine s’enroule autour de la fibre ce qui évite les arrachements…

• La sécurité pour les joueurs : le terrain est identique partout, ce qui évite les traumatismes pour les joueurs.

• Une plus grande durabilité du terrain : l’implantation de fibres en gazon synthétique permet de conserver une meilleure couverture végétale, ce qui prolonge la durée de vie du gazon.

« On a également remplacé le système de drainage et ajouté un chauffage en tube électrique » ajoute M. Dupuy.

 

Réfection complète du système d’arrosage

La société d’installation CGME a réalisé le chantier d’arrosage. Le terrain flambant neuf compte 40 arro­seurs de Hunter, avec un positionnement en quadrillage classique (côté-milieu). Dans cette nouvelle installation, on a 18 arroseurs I40 36S ON en plein cercle et 22 arroseurs G885E en demi-cercle.

M. Dupuy précise : « Par rapport à l’installation précé­dente, on a augmenté le nombre d’arroseur, ce qui a pour résultat une meilleure uniformité de l’arrosage ». 

L’installation compte 5 secteurs, indépendant les uns des autres. Tous les arroseurs sont gérés indépen­damment, même les centraux, ce qui permet de moduler l’arrosage. « On évite ainsi de sur-arroser certaines zones du terrain, qui sont moins sèches que les autres», explique M. Dupuy.

Et il ajoute : « On a modifié les lignes d’arroseurs. Les secteurs sont en parallèle du terrain, ce qui permet d’optimiser l’arrosage par rapport à l’ombre de la tribune ».

L’installation est gérée par deux programmateurs Rain Bird de types ESP-LXD qui se trouvent dans un local technique sous la tribune, (un pour le terrain d’honneur, et un pour les  terrains annexes). Les programmateurs sont connectés sur le réseau Internet permettant une gestion à distance.

Les trois terrains annexes n’ont pas été modifiés. Ils ont simplement été raccordés au nouveau program­mateur et à la gestion centralisée.

L’installation compte également une station météo, avec un anémomètre et un pluviomètre. La station météo leur permet de calculer l’ETP journalier (en contrôle manuel) et de faire des tests d’hygrométrie permettant d’ajuster l’arrosage.  

Selon M. Dupuy : « Sur ce types de terrain, la gestion de l’arrosage est délicate. Il faut arroser un peu plus qu’avant. Il faut être vigilant car les sols drainants réagissent très vite aux changements de température. Le suivi de l’irrigation doit être quotidien ».

Concernant l’entretien du terrain, M. Jean Prouha de la société CGME nous explique : « C’est M. Dupuy qui gère l’arrosage. On a fait un suivi pendant un an puis on a remis les clés aux gestionnaires du stade ».

Sous la tribune, le local technique abrite l’arrivée d’eau, un système de filtration, le bi-passe et les program­mateurs.

Le stade est connecté au réseau du Bas-Rhône (40 m3/h) avec un bi-passe permettant de basculer sur l’eau de ville. En été, il y a d’importantes chutes de débit car les viticulteurs pompent dans le réseau du Bas-Rhône. Dans ce cas, il est possible de basculer sur le réseau d’eau potable.

L’eau ne subit aucun traitement, il y a un simple filtre à l’entrée.

 

Fertilisation en entretien d’un terrain hybride

Les traitements phytosanitaires se font en manuel.

« On a une fertilisation en granulé durant la période fraiche, mais pour la période chaude, de mai à septembre, les engrais liquides sont injectés dans le réseau d’irrigation », explique Gilles Dupuy.

Concernant l’entretien du terrain « Le nouveau substrat change complètement le process », explique M. Dupuy, « Après match, on passe la tondeuse et il faut ramasser les débris. On fait tout à la main, avec une tondeuse autotractée.»

 

Gilles Dupuy est très satisfait de sa nouvelle installation. Béziers a été nommé Pelouse Top14 et ProD2 confondu par le rugby professionnel.