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530 arbres plantés sur la Base Nature de Fréjus au bord de la Méditerranée

Située en bord de mer et composée de 85 ha d'espaces naturels protégés, la Base Nature propose une  multitude d’activités de découverte
L’arrosage est indispensable pour les arbres nouvellement plantés,  au moins les deux premières années, pour que l’enracinement se fasse

Développer la nature en ville, c’est l’objectif ambitieux que s’est fixée la mairie de Fréjus pour les 5 années à venir : « 5000 arbres sur la mandature ». Embellir le cadre de vie, réduire la pollution urbaine et lutter contre le réchauffement climatique, sont les nombreux avantages qu’offre la végétalisation !

Cette opération de grande envergure qui a commencé en 2021, doit s’étaler sur 5 ans. Elle a démarré sur la base Nature, bastion de verdure au bord de la mer Méditerranée au creux de la ville de Fréjus. Ce  vaste espace naturel  de plus de 135 hectares invite à se ressourcer et à respirer l’air pur chargé d'embruns. Située en bord de mer et composée de 85 ha d'espaces naturels protégés, la Base Nature propose une multitude d’activités de découverte. On peut s’y baigner et vivre des aventures inoubliables, en partant en croisière ou en se promenant au cœur des jolies prairies verdoyantes. Paysages mis à part, la Base Nature dispose aussi d’environ 50 hectares de terrains de jeux et un espace aquatique ouvert.  Il est possible de louer des vélos sur place.

Jusqu’à maintenant, cet espace était essentiellement composé de pelouse, et ne comptait que très peu d’arbres. Il n’y avait qu’une allée de platanes et quelques rares bosquets de pins. Très peu ombragée, il y faisait si chaud l’été qu’il était difficile de s’y promener ou d’y faire des joggings. C’est ainsi que la mairie de Fréjus a décidé de planter plus de 500 arbres sur la base. Le dossier a été suivi par la région et c’est Id Verde qui a été retenu pour réaliser l’installation l’arrosage.

Le chantier a démarré le 25 janvier 2021. Les 530 arbres plantés sortent de pépinière. Parmi les 16 espèces sélectionnées, on peut retrouver des tilleuls, des camphriers, des faux poivriers, des micocouliers, des arbres de Judée, pour ne citer que quelques exemples. Choisis pour leurs qualités esthétiques et olfactives, les arbres ont été regroupés dans des bosquets, chaque bosquet n’abritant qu’une seule espèce végétale. L’espace a été modulé et les bosquets ont été positionnés dans le paysage en fonction des grands évènements qui ont lieu sur la base. En effet, la grande plaine, très pratiquée l’été, abrite des concerts, des courses de vélo et de nombreux évènements festifs.

Les travaux ont débuté par la partie nord de la Base nature. L’entrée piétonne, à l’angle de la rue des Batteries et de l’avenue Eugène Joly, a été valorisée par une aire d’accueil conviviale, sur plus de 2500 m2, avec la mise en place de mobiliers urbains et de plantations d’accompagnement. Ils se sont ensuite poursuivis sur la grande plaine.

 

L’installation d’arrosage : des bubblers pour arroser les arbres

L’arrosage est indispensable pour les arbres nouvelle­ment plantés, au moins les deux premières années, pour que l’enracinement se fasse. Ensuite, l’arrosage est arrêté, mais l’installation reste en place par mesure de précaution. Dans cette zone très ventée et très ensoleillée, il y a des risques de sécheresse et le système d’arrosage est là au cas où. Cela évite que les arbres ne meurent dans des périodes de canicules, que nous connaissons malheureusement de plus en plus souvent. 

Sur la Base nature, seuls les arbres sont arrosés, ce n’est pas le cas de la pelouse.

L’objectif de l’installation d’arrosage, composée de bubblers, est de distribuer l’eau pour l’arrosage le plus loin possible à l’intérieur des bosquets avec un diamètre 63.

L’installation est composée de 900 bublers RWS de Rain Bird, qui  entourent  la motte de l’arbre,  avec un drain qui ressort. Chaque arbre compte deux bubblers, un petit et un moyen, pour qu’il y ait de l’eau tout de suite en hauteur, et tout de suite en profondeur. Pour chaque arbre, un bubbler est placé en rond au milieu de la motte, et un autre en-dessous de la motte. L'aération et l'irrigation souterraines évitent aux arbres et aux massifs le choc de la transplantation, garantissent la vigueur des arbres et favorisent une croissance accélérée.

Cependant, une cinquantaine d’arbres ne sont pas arrosés avec des bubblers mais avec de simples drains agricoles,  car sur une partie de la base nature, le sol est sableux. Les colonnes de RWS ont une petite rainure au milieu qui se remplie d’eau. Dans un sol sableux, le sable passe à travers la grille et bouche tout. C’est pour cela qu’on a que l’on utilise sur ce type de sol le drain agricole, simple tuyau percé non automatisé que l’on met autour de l’arbre avec le drain qui ressort.

La gestion de l’arrosage se fait grâce à un programmateur autonome. Dans chaque regard, il y a un program­mateur.

L’installation compte 12 électrovannes au total, et chaque secteur compte 70 bubblers (soit 900 au total).

Les gestionnaires du site ont décidé de ne pas installer de sondes car le sol est très différent d’une partie à l’autre de la base. Ils arrosent à vue, plus souvent et plus longtemps sur les sols plus drainants, et moins long­temps sur les sols argileux qui gardent davantage l’eau.

La base est arrosée avec l’eau de la ville. Il n’y a pas de forage ni de bassin de rétention. Le système a été conçu de manière à pouvoir y ajouter une gestion centralisée. Un projet de centralisation de l’arrosage est à l’étude.

Cette première partie du chantier s’est terminée le 15 mars, mais il est loin d’être fini. D’autres arbres doivent être plantés sur la base. Le parcours de santé, d’une longueur de 2300 mètres, sera bientôt entouré d’îlots de fraîcheur : les nombreux arbres implantés de manière circulaire autour des obstacles apporteront de l’ombre.

Enfin, la pinède existante, déjà agrandie par la « forêt des enfant » en 2021, près des terrains de sport et des aires de jeux, devrait être de nouveau étendue. De jeunes arbres seront plantés et offriront un espace de détente à l’ombre de pins.

 

Chiffres-clés 

13 000 € pour l’arrosage automatique

45 000 € pour les équipements

76 200 € pour l’acquisition des arbres (subvention du Conseil régional)