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Construit entre 1902 et 1930 et œuvre essentielle du modernisme catalan, l’Hôpital de Santa Creu i Sant Pau est une ville dans la ville. Cet ensemble moderniste a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1997. L’enceinte a rouvert ses portes fin février 2014, après quatre ans de travaux de réhabilitation. Des douze pavillons qui la constituent, six sont terminés et deux sont en travaux. Chaque pavillon est orné de deux jardins qui sont également en cours de rénovation.

Accompagnée de Manuel Marti et d’Imma Pedemonte de la société Hunter, nous arrivons à l’Hôpital Sant Pau par l’avenue de Gaudi, au bout de laquelle nous pouvons aper­cevoir la Sagrada Familia, les deux bâtiments de style moderniste se faisant face. 

Le Pavillon de l’administration, bâtiment principal de l’ensemble que nous apercevons en arrivant, impressionne par la richesse de ses ornementations. Il est conçu comme un monumental retable, à l’organisation direc­tement en rapport avec le monde spirituel : un corps central et deux corps latéraux comme un « grand être suprême », accueille, les bras ouverts, celui qui entre dans l’enceinte. Les faça­des sont ornées de grands muraux de mo­saïques qui repré­sentent di­verses per­sonnalités historiques et saints-patrons de la ville de Barcelone. Construit en­tre 1905 et 1910, il fut conçu comme entrée prin­ci­pale et devait accueil­lir la direction et les admis­sions hospi­ta­lières. L’ensemble hos­pita­lier, constitué?de?douze?pavillons au total construits symé­triquement autour de deux axes, l’un vertical, l’autre horizontal, a été dessiné par l’archi­tecte Luis Domènech i Montaner. 

Chaque pavillon est agrémenté de deux jardins, en cours de rénovation. 

Nous longeons le bâtiment et entrons dans les lieux par une deuxième entrée, où Santiago Andes de la société Connatura nous accueille. Connatura est responsable de la réfection de l’en­semble des jardins. Nous nous dirigeons vers le Pavillon San Manuel, an­cien pavillon d’infirmerie des hommes. Devant le pavillon, les jardins viennent juste d’être terminés. 

Des bandes de gazon Zoysia Japonica, es­pè­ces de gazon très dense et résistant, s’interca­lent par en­droits entre les dalles et forment de jolis espaces de verdure tout en laissant la possibilité aux pié­tons de circuler. Ces bandes de gazon sont arrosées avec du goutte-à-goutte enterré PLD-ESD 16 mm, couvert de textile. « Ce mode d’arrosage permet une bon­ne diffusion de l’eau par capillarité » explique Manuel Marti de la société Hunter. Au total pour l’ensemble de l’enceinte, deux kilomètres de PLD-ESD 16 mm seront instal­lés, une fois les travaux terminés. 

Juste à côté, des parter­res plantés de laurier, de lavande, de romarin, de verveine citronnelle, ainsi que d’autres plan­tes médicinales en rapport avec la guérison des malades, s’intègrent parfaite­ment aux bâtiments. Ces parterres sont arrosés avec du goutte-à-goutte enterré traditionnel. Enfin, des espaces engazonnés arrosés avec des MP Rotator apportent de la fraîcheur à l’ensemble.

"Ainsi, nous avons de petits espaces verts très soignés, arrosés avec du goutte-à-goutte ou des arro­seurs à faible débit, ce qui permet de limiter consi­dé­rablement la consommation d’eau (8 m3 par an)"

Tous les jardins des pavillons seront irri­gués à terme. Tous les quatre mois, une nouvelle parcelle d’espace vert est installé. 

Dès l’origine, l’architecte avait intégré la nature dans son ensemble, dessinant pour chaque pavil­lon deux jardins, qui furent plantés durant la première phase de construc­tion de l’enceinte (1909-1914). L’objectif de l’archi­tecte était de donner un aspect allègre, optimiste, allégeant la douleur des malades, et les aidant à se sentir mieux. De ce point de vue, la végétation du jardin n’avait pas seulement une fonction décora­tive, les plantes et les arbres purifiaient l’air, et ils fixaient les bac­téries, les poussières, de même que les gaz toxiques. La végétation avait aussi une influence sur le climat, pro­tégeant l’espace du vent, conservant l’humidité et évitant la dessiccation. 

Dans un local enterré se trouve un program­ma­teur d’arrosage à décodeur fonctionnant par Ethernet. 

Nous nous rendons ensuite dans le local enterré qui se trouve à proximité du pavillon et qui abrite le système de géothermie pour le bâtiment, l’air conditionné et le pro­gram­mateur d’arrosage à décodeurs ACC99D, le tout fonctionnant par ethernet. « Actuelle­ment, nous avons quatre programmes d’arro­sage : un pour le Zoïsia Japonica, un pour les parterres, un autre pour la pelouse et un quatrième pour les nouvelles plantes », nous explique Imma de la société Hunter. L’installation comprend actuellement 13 ou 14 stations, mais elle en aura à terme 54 grâce au système à décodeurs. Le pro­grammateur est relié au système de gestion centralisée Hunter IMMS qui se trouve dans un bureau un peu plus loin. L’arrosage peut être actionné avec un simple téléphone portable. « Nous avons opté pour un système à décodeurs car il permet de réaliser l’installation progressi­ve­ment, par phase » explique Santiago Andes de la société Connatura. En effet, les modules permettent d’ajouter à la fois des stations et d’étendre celles-ci au logiciel IMMS. Le système de gestion centralisée IMMS permet de rentrer des programmes extrêmement précis adaptés à différentes zones d’arrosage (ombres entre les buildings…), à une végétation variée (pelouses, arbustes, Zoïsia Japonica…), et à différents systèmes d’arrosage (MP Rotator, goutte-à-goutte, PLD…). 

Nous nous dirigeons ensuite vers la prome­nade centrale, où l’on planta à l’époque des marron­niers d’Inde, des tilleuls, des orangers ainsi que des arbres à feuilles caduques qui réchauffaient l’hiver et faisaient de l’ombre l’été. De nos jours, il reste quelques-uns de ces arbres d’origine, comme les deux palmiers-dattiers qui domi­nent les parterres de l’entrée, ou les oran­gers. C’est dans cette allée que se trouve le pavillon de la chirurgie, petit bijou moderniste au centre de l’en­ceinte, dont les grandes baies vitrées exposées au nord permettaient au chirurgien d’avoir plus de lumière. Des réseaux souterrain, dont le rôle était de protéger les patients des intempéries, relient les pavillons entre eux. Sous chaque pavillon, il y a un réservoir permettant de stocker l’eau pompée dans les nappes phréatiques. Et c’est cette eau non potable, filtrée, qui est utilisée pour arroser les espaces verts de l’enceinte. 

"Les jardins de l’hôpital Sant Pau sont l’exemple même d’un système d’arrosage sur-mesure, économe en eau, adapté à des jardins très sophistiqués".

Accompagnée de Manuel Marti et d’Imma Pedemonte de la société Hunter, nous arrivons à l’Hôpital Sant Pau par l’avenue de Gaudi, au bout de laquelle nous pouvons aper­cevoir la Sagrada Familia, les deux bâtiments de style moderniste se faisant face. 

Le Pavillon de l’administration, bâtiment principal de l’ensemble que nous apercevons en arrivant, impressionne par la richesse de ses ornementations. Il est conçu comme un monumental retable, à l’organisation direc­tement en rapport avec le monde spirituel : un corps central et deux corps latéraux comme un « grand être suprême », accueille, les bras ouverts, celui qui entre dans l’enceinte. Les faça­des sont ornées de grands muraux de mo­saïques qui repré­sentent di­verses per­sonnalités historiques et saints-patrons de la ville de Barcelone. Construit en­tre 1905 et 1910, il fut conçu comme entrée prin­ci­pale et devait accueil­lir la direction et les admis­sions hospi­ta­lières.?L’ensemble hos­pita­lier, constitué de douze pavillons au total construits symé­triquement autour de deux axes, l’un vertical, l’autre horizontal, a été dessiné par l’archi­tecte Luis Domènech i Montaner. 

Chaque pavillon est agrémenté de deux jardins, en cours de rénovation. 

Nous longeons le bâtiment et entrons dans les lieux par une deuxième entrée, où Santiago Andes de la société Connatura nous accueille. Connatura est responsable de la réfection de l’en­semble des jardins. Nous nous dirigeons vers le Pavillon San Manuel, an­cien pavillon d’infirmerie des hommes. Devant le pavillon, les jardins viennent juste d’être terminés. 

Des bandes de gazon Zoysia Japonica, es­pè­ces de gazon très dense et résistant, s’interca­lent par en­droits entre les dalles et forment de jolis espaces de verdure tout en laissant la possibilité aux pié­tons de circuler. Ces bandes de gazon sont arrosées avec du goutte-à-goutte enterré PLD-ESD 16 mm, couvert de textile. « Ce mode d’arrosage permet une bon­ne diffusion de l’eau par capillarité » explique Manuel Marti de la société Hunter. Au total pour l’ensemble de l’enceinte, deux kilomètres de PLD-ESD 16 mm seront instal­lés, une fois les travaux terminés. 

 

Juste à côté, des parter­res plantés de laurier, de lavande, de romarin, de verveine citronnelle, ainsi que d’autres plan­tes médicinales en rapport avec la guérison des malades, s’intègrent parfaite­ment aux bâtiments. Ces parterres sont arrosés avec du goutte-à-goutte enterré traditionnel. Enfin, des espaces engazonnés arrosés avec des MP Rotator apportent de la fraîcheur à l’ensemble. Ainsi, nous avons de petits espaces verts très soignés, arrosés avec du goutte-à-goutte ou des arro­seurs à faible débit, ce qui permet de limiter consi­dé­rablement la consommation d’eau (8 m3 par an). Tous les jardins des pavillons seront irri­gués à terme. Tous les quatre mois, une nouvelle parcelle d’espace vert est installé. 

Dès l’origine, l’architecte avait intégré la nature dans son ensemble, dessinant pour chaque pavil­lon deux jardins, qui furent plantés durant la première phase de construc­tion de l’enceinte (1909-1914). L’objectif de l’archi­tecte était de donner un aspect allègre, optimiste, allégeant la douleur des malades, et les aidant à se sentir mieux. De ce point de vue, la végétation du jardin n’avait pas seulement une fonction décora­tive, les plantes et les arbres purifiaient l’air, et ils fixaient les bac­téries, les poussières, de même que les gaz toxiques. La végétation avait aussi une influence sur le climat, pro­tégeant l’espace du vent, conservant l’humidité et évitant la dessiccation. 

Dans un local enterré se trouve un program­ma­teur d’arrosage à décodeur fonctionnant par Ethernet. 

Nous nous rendons ensuite dans le local enterré qui se trouve à proximité du pavillon et qui abrite le système de géothermie pour le bâtiment, l’air conditionné et le pro­gram­mateur d’arrosage à décodeurs ACC99D, le tout fonctionnant par ethernet. « Actuelle­ment, nous avons quatre programmes d’arro­sage : un pour le Zoïsia Japonica, un pour les parterres, un autre pour la pelouse et un quatrième pour les nouvelles plantes », nous explique Imma de la société Hunter.

L’installation comprend actuellement 13 ou 14 stations, mais elle en aura à terme 54 grâce au système à décodeurs.

Le pro­grammateur est relié au système de gestion centralisée Hunter IMMS qui se trouve dans un bureau un peu plus loin. L’arrosage peut être actionné avec un simple téléphone portable. « Nous avons opté pour un système à décodeurs car il permet de réaliser l’installation progressi­ve­ment, par phase » explique Santiago Andes de la société Connatura. En effet, les modules permettent d’ajouter à la fois des stations et d’étendre celles-ci au logiciel IMMS. Le système de gestion centralisée IMMS permet de rentrer des programmes extrêmement précis adaptés à différentes zones d’arrosage (ombres entre les buildings…), à une végétation variée (pelouses, arbustes, Zoïsia Japonica…), et à différents systèmes d’arrosage (MP Rotator, goutte-à-goutte, PLD…). 

Nous nous dirigeons ensuite vers la prome­nade centrale, où l’on planta à l’époque des marron­niers d’Inde, des tilleuls, des orangers ainsi que des arbres à feuilles caduques qui réchauffaient l’hiver et faisaient de l’ombre l’été. De nos jours, il reste quelques-uns de ces arbres d’origine, comme les deux palmiers-dattiers qui domi­nent les parterres de l’entrée, ou les oran­gers. C’est dans cette allée que se trouve le pavillon de la chirurgie, petit bijou moderniste au centre de l’en­ceinte, dont les grandes baies vitrées exposées au nord permettaient au chirurgien d’avoir plus de lumière. Des réseaux souterrain, dont le rôle était de protéger les patients des intempéries, relient les pavillons entre eux. Sous chaque pavillon, il y a un réservoir permettant de stocker l’eau pompée dans les nappes phréatiques. Et c’est cette eau non potable, filtrée, qui est utilisée pour arroser les espaces verts de l’enceinte. 

 

Les jardins de l’hôpital Sant Pau sont l’exemple même d’un système d’arrosage sur-mesure, économe en eau, adapté à des jardins très sophistiqués.