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Penser une étude d’arrosage

C’est sûrement au niveau des programmateurs que les plus gros progrès ont été réalisés ces dernières années. Certains peuvent être gérés à distance par ordinateur, par un smartphone ou une tablette ou par un système domotique

La vie d’un système d’arrosage est faite de plusieurs étapes : l’étude, l’installation, l’utilisation et la maintenance. À chaque niveau, tout doit être mis en œuvre pour faciliter le travail de ceux qui le suivent. L’étude (conception du système d’arrosage) étant la première de ces étapes, elle affecte donc l’installation, l’utilisation et la maintenance et a de ce fait une importance toute particulière.

Quelle que soit sa fonction : paysagiste, bureau d’études, revendeur, installateur, etc., la personne devant réaliser une étude doit non seulement tenir compte de ces impératifs, mais elle doit aussi avoir toujours à l’esprit la gestion de l’eau.

Elle a à sa disposition différents moyens : logiciels informatiques (installés sur des ordinateurs ou en ligne), catalogues des fabricants, documentations diverses (papier ou électronique).

Il existe des logiciels génériques de dessin assisté par ordinateur ou des logiciels plus spécifiques au paysage ou à l’arrosage en particulier, sachant que pour les bureaux d’études, la tendance pour les années à venir est l’intégration au BIM (système de modélisation des informations du bâtiment).

Chacun peut trouver son compte dans les différents outils informatiques qui lui sont proposés suivant la précision, la simplicité d’utilisation, le format des documents édités, le degré d’automatisation et le contrôle sur le déroulement de l’étude qu’il souhaite.

Un installateur de systèmes d’arrosage résidentiels pourra laisser de côté son compas et son crayon et opter pour l’utilisation d’un logiciel en ligne (sur le site d’un fabricant, par exemple), tandis qu’un bureau d’études pourra mettre un pied dans le BIM, le but étant pour tous de gagner en qualité et en productivité.

La formation est un point important, voire indispensable. Quelqu’un ne connaissant pas les règles de base de l’arrosage ne pourra pas avoir un œil averti sur ce qu’un logiciel pourra réaliser à sa place.

Le concepteur doit donc maîtriser chaque étape d’une étude.

Qu’elle soit faite manuellement ou avec un logiciel, voici les étapes principales :

- récolter les informations nécessaires ;

- choisir et implanter les arroseurs et la micro-irrigation ;

- constituer les réseaux ;

- tracer et dimensionner les canalisations ;

- choisir les électrovannes ;

- calculer les pertes de charge ;

- choisir le programmateur ;

- tracer et dimensionner le câble ;

- sortir les documents : plan, calculs, liste du matériel.

Les « informations nécessaires » consis­tent en un plan à l’échelle faisant apparaître clairement les zones à arroser avec le type de végétation, les zones ne devant pas être mouillées, la position de l’alimentation en eau (avec son débit et sa pression disponibles si elle est existante), la disponibilité en électricité, l’évapotranspiration et les dénivelés. Pour pouvoir réaliser une étude plus détaillée, nous pouvons ajouter à la liste : les obstacles au passage des canalisations et câbles, les fourreaux, gaines, réservations et galeries techni­ques existants, les expositions au soleil et au vent, le type de sol et tout autre renseignement pouvant être utile.

Là aussi, les outils pour créer le plan bénéficient des avancées technologiques : laser, drones, photos aériennes ou satellites, GPS, etc. Tous ces moyens sont à disposition pour un coût modéré.

 

La connaissance du matériel est primordiale afin de pouvoir choisir celui qui conviendra le mieux à chaque cas

Celui qui réalise des études depuis plus longtemps devra, si ce n’est suivre une formation, au moins s’informer sur les évolutions des produits et sur les dernières technologies.

Les moyens qui existent aujourd’hui, particulièrement en ce qui concerne la gestion de l’eau, sont considérables, que ce soit pour les espaces verts publics ou privés, les terrains de sport, les golfs, mais aussi pour le particulier.

Les avancées technologiques en matière de communication jouent un rôle prépondérant dans le développement des nouveaux systèmes de gestion de l’arrosage, mais il ne faut pas oublier pour autant les arroseurs et le matériel de micro-irrigation qui bénéficient eux aussi d’évolutions permanentes.

On trouve aujourd’hui des arroseurs qui apportent de l’eau avec une uniformité encore améliorée, des systèmes goutte-à-goutte auto-régulants (débit constant quelle que soit la pression), avec système anti-intrusion des racines (pouvant donc être enterré), avec dispositif anti-vidange (pour éviter que les réseaux ne se vident à la fin de chaque arrosage).

Mais c’est sûrement au niveau des programmateurs que les plus gros progrès ont été réalisés ces dernières années.

Certains peuvent être gérés à distance par ordinateur (+ logiciel), par un smartphone ou une tablette (+ application) ou par un système domotique, ceci via des réseaux informatiques câblés ou sans fil (wi-fi), par Bluetooth, par GPRS ou par radio.

Ils peuvent calculer eux-mêmes les quantités d’eau à apporter suivant les conditions météo (évapotranspiration calculée par une station météo ou provenant de données en ligne), la nature du sol, la profondeur des racines, la pluviométrie du matériel, etc.

Certains sont capables de détecter des fuites ou juste de comptabiliser les consommations d’eau à l’aide de compteurs à impulsions ou de sondes de débit.

Il est également possible de gérer à distance des programmateurs à piles, ce qui est très intéressant pour les municipalités qui en sont équipés en évitant aux agents de faire le tour de tous les programmateurs de la ville à chaque fois que l’on veut changer des durées ou arrêter l’arrosage.

D’innombrables accessoires viennent agrandir la liste, tels que des stations météo ou des sondes de pluie, de vent, de température, d’humidité du sol…

 

En plus des moyens facilitant l’élaboration d’une étude, un large éventail de matériel s’ouvre aujourd’hui au concepteur de façon à simplifier la vie de l’utilisateur tout en gérant l’eau au mieux, ce qui permet d’économiser du temps, de l’eau et donc de l’argent tout en préservant l’environnement.

 

 

 

 

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