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L'arrosage des terrains de foot

Le principal intérêt d’un système d’arrosage automatique est d’obtenir et de maintenir un gazon verdoyant et en bonne santé.

 

L’arrosage des terrains de sport étant un vaste sujet, nous n’aborderons ici que l’arrosage des terrains de football sous différents angles : les avantages d’un système d’irrigation, la réglementation, les plans types d’arrosage et la place du gazon synthétique que nous aborderons dans notre numéro de Mars 2012.

Pourquoi arroser les terrains de sport ?


Le principal intérêt d’un système d’arrosage automatique est d’obtenir et de maintenir un gazon verdoyant et en bonne santé. Pour ce faire, rappelons quelques règles à respecter :
 

· Privilégier l’étude préalable


La pertinence de l’étude préalable va être un facteur-clé du succès de la réalisation d’un terrain de sport engazonné. La régularité de l'apport en eau est indispensable et se mesurera avec le coefficient d'uniformité, qui dépend des arroseurs, de la buse utilisée, de la pression de fonctionnement et du dispositif choisi.
 

· Arroser au petit matin


L'heure d’arrosage idéale se situe au petit matin, vers 3 ou 4 heures. En effet, à ce moment-là, la différence de température entre l'eau et le sol est moindre, l’évaporation et le vent plus faibles.
Ce créneau horaire permet également au sol de ne pas rester humide trop longtemps, ce qui pourrait favoriser le développement de maladies du gazon.
 

· Déterminer la durée d’arrosage en fonction des besoins journaliers du gazon et de la pluviométrie


La durée d’arrosage est fonction des besoins journaliers de la plante et de la vitesse à laquelle on apporte l'eau (pluviométrie horaire).
Par exemple, si l'on apporte 15 mm/heure et que les besoins sont de 5 mm/jour, on devra arroser 20 minutes.
 

· Déterminer la quantité d’eau à apporter en fonction de l’ETR


C’est l'évapotranspiration réelle (ETR) qui va déterminer les besoins en eau. L’ETR dépend de la température, de l'ensoleillement, de l'hygrométrie et du vent. Concrètement, l’irrigation va compenser les pertes d’eau journalières de la plante dues à l’ évapotranspiration.

Pour plus de clarté, prenons un exemple. Si l'évapotranspiration est de 5 mm, cela signifie qu'il faut au gazon 5 litres/m2 ou 0,005 m3/m2. Dans le cas d'un terrain de sport de catégorie 1, la surface à arroser est de 120 m x 80 m soit 9 600 m2. Il faut donc apporter 9 600 x 0,005 soit 48 m3 par jour.
Cependant, il faut savoir que l'évapotranspiration peut varier grandement d'une journée à l'autre. Ainsi, il suffit d'un passage nuageux pour que l'ETR tombe à 4 mm. On n'aura alors plus à apporter que 38 m3.



· Veiller tenir compte des besoins


Les besoins varient selon les saisons mais également d'une journée à l'autre. En général, ils vont en augmentant de mars à juin pour atteindre un maximum en juillet, et décroissent à partir d'août. Si l’on veut suivre rigoureusement l’Evapotranspiration, il faudrait pouvoir ajuster chaque jour le programmateur. Les systèmes centralisés équipés de station météo réalisent cette opération. Des solutions plus abordables existent, ne serait-ce que la fonction d’ajustement saisonnier, disponible sur la plupart des programmateurs. Le suivi des conditions climatiques est prépondérant pour la gestion des ressources en eaux.



· Calculer la pluviométrie du système d'irrigation


La pluviométrie dépend du type d'arroseur, de la buse installée, de sa pression de fonctionnement, de son débit et de l’espacement. S'il veut répondre aux exigences de son gazon, le gestionnaire se doit de connaître cette pluviométrie.



· Préférer la quantité à la fréquence


Même s'il faut éviter le sur-arrosage, il n'est pas non plus conseillé de trop fractionner les apports. L'idéal est de trouver la bonne quantité à apporter (dose) en fonction de la capacité de rétention du sol et d'augmenter la fréquence d'arrosage pendant la saison. Les racines pourront alors exploiter une plus grande profondeur de sol, ce qui favorise la résistance du gazon aux crampons des joueurs.

Au delà de l’aspect esthétique, l’irrigation permet d’obtenir des conditions de jeu optimales. La rapidité du football moderne tient autant à la rapidité des joueurs qu’à la vitesse du ballon, à laquelle contribue l’irrigation. « La circulation rapide du ballon est devenue un élément incontournable de la stratégie des plus grands clubs…C’est pourquoi l’allumage du système d’arrosage juste avant le coup d’envoi de matches de la Champions League est de plus en plus fréquent et fait, parfois, l’objet de polémique. » (source UEFA)

La sécurité des joueurs est le troisième facteur justifiant l’arrosage des terrains de sport. On note un nombre croissant de blessures contractées par les joueurs. « 70% des blessures surviennent sur pelouse sèche, principalement lors d’exercices de course ou de tir (…). Des systèmes d’irrigation adéquats et l’arrosage du gazon pourraient apporter des améliorations. » (source UEFA)

 

Quelles sont les normes régissant l’arrosage des terrains de football ?


Il n’existe pas à ce jour de loi européenne sur l’arrosage des terrains de sport. « On jalouse toujours la pelouse de son voisin. Le tout n’est pas de savoir si elle y est plus verte mais si elle y est plus rapide ou plus lente. Et ce n’est un secret pour personne que les entraîneurs sont toujours obsédés par les plus petits détails. Ainsi, une de leurs frustrations les plus récurrentes est l’absence de normes sur la qualité des gazons. » (source UEFA)
Il est toutefois question de créer des normes concernant l’arrosage des pelouses pour les rencontres de la Champions League.

 

 

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