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Editorial par Françoise Thuillier

La sécheresse n’a pas que des consé­quences écologiques. Elle a aussi un prix, qui se chiffre en milliards d’euros.  Sur les vingt-cinq dernières années, son coût cumulé serait ainsi de huit milliards d’euros, et il pourrait grimper jusqu’à vingt et un milliards d’ici 2040. Un immense gouffre financier dont l’agriculture est la plus grande victime. Au-delà des pertes directes, la sécheresse entraîne aussi d’importants coûts d’infrastructure pour les agriculteurs.

Différents systèmes d’irrigation existent mais on n’irrigue pas sans eau et le moin­dre petit barrage ou retenue d’eau est soumis à d’importantes restrictions.

Sans oublier les incendies dévastateurs et les pertes en végétation. De quoi rendre la vie des agriculteurs encore plus dure et pourtant les nouvelles technologies et le numérique s’invitent dans les fermes et les campagnes, les agriculteurs les emploient de plus en plus et les drones décollent sur les exploi­tations. L’utilisation de ces appareils dans les cultures va encore se développer, sans oublier les robots adaptés ­­­à l’agriculture afin de réduire la pénibilité du travail tout en diminuant les traitements phyto­sanitaires. Tout n’est donc pas si noir dans l’avenir des agriculteurs et bien que notre agriculture soit en danger, la rénovation de notre modèle agricole et alimentaire devrait y remédier.

 

 

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