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L’accès à internet du programmateur permet de s’y connecter à distance et d’y effectuer en temps réel toutes les opérations que l’on ferait devant le programmateur.
Solutions connectées pour le municipal

Les technologies des objets connectés sont en train de révolutionner les usages pour les utilisateurs d’installations d’arrosage automatique, mais permettent aussi de nouveaux services pour les professionnels.

La raison d’être des programmateurs d’arrosage est d’optimiser le temps d’arrosage afin de bien maîtriser sa consommation d’eau, et d’optimiser la quantité d’eau appliquée. Les technologies du numérique permettent maintenant d’aller plus loin pour suivre les consommations, pour détecter les fuites, pour ajuster le temps d’arrosage à la météo et pour alerter les utilisateurs et les professionnels qui peuvent agir immédiatement et à distance.

Le numérique révolutionne toutes les industries, y compris les plus traditionnelles

Au quotidien, nous utilisons tous le web pour nous informer, pour comparer, pour nous renseigner sur les produits et les technologies. C’est bien sûr le cas pour les particuliers au sujet de l’arrosage automatique, un concept pas toujours bien connu et compris. Internet se développe également très rapidement pour les professionnels qui recherchent des informations techniques et des sources d’approvisionnement au moins cher. Le développement de marketplaces incluant des produits professionnels ne va que grandissant.

Mais connecter les produits directement à internet permet de nouveaux usages, et une interaction directe à distance avec ces produits. Autrefois très couteuses et complexes à mettre en œuvre, ces solutions étaient limitées aux gros sites tels les golfs, les municipalités ou les parcs de loisirs. Aujourd’hui, les technologies des objets connectés permettent de démocratiser ces solutions et de les rendre très abordables, voire sans surcoût par rapport aux solutions non connectées.

 

Une fois connecté à internet, l’arrosage devient plus intelligent

L’accès du programmateur à internet permet de s’y connecter à distance et d’y effectuer en temps réel toutes les opérations que l’on ferait devant le programmateur.

Au-delà de l’intervention à distance, l’accès à internet permet au programmateur de « parler » avec une intelligence déportée, le « Cloud » ou les plateformes des fabricants, et de tenir compte de données météo, mais aussi de sondes locales comme une sonde de température et une sonde d’humidité.

L’utilisateur peut être alerté de ce qui se passe dans son installation par des notifications qui lui arrivent directement sur votre smartphone sur le temps d’arrosage, l’ajustement du « water budget » et des éventuelles surconsommations ou fuites si l’installation est équipée d’un compteur d’eau.

L’utilisateur peut facilement regrouper et commander de façon centralisée de nombreux programmateurs qui étaient par le passé isolés et dont la modification nécessitait de passer devant chaque programmateur.

 

Ces technologies se démocratisent et l’accès aux données météo devient souvent gratuit

Pour bénéficier des données d’une station météo, il fallait encore il y a peu de temps investir dans une station locale et s’équiper d’un logiciel centralisé, complexe et couteux. L’accès des programmateurs à internet permet d’utiliser les réseaux de stations météo gratuites ou incluses dans des services souscrits par les fabricants. L’ajustement automatique du temps d’arrosage est directement réalisé par la plateforme Cloud souvent gratuite du fabricant qui le transmet au programmateur et envoie des notifications à l’application Apple ou Android, quasiment toutes gratuites. Les applications agricoles démocratisent le déploiement de stations météo connectées pour les grands espaces agricoles. Souvent interconnectées, elles forment un maillage qui se densifie rapidement. Il est prévisible que les marchés municipaux et résidentiels bénéficient du déploiement de ces réseaux de stations connectées, et de la baisse du coût de ces stations qui les rendent plus accessibles pour de plus petites installations.

 

Ces technologies se déploient sur tous types d’installations, sur secteur ou à batterie.

Les premiers types de programmateurs à avoir bénéficié de la connexion à internet sont les pro­grammateurs secteur ou 24V avec une carte ou une clé wi-fi. L’accès à internet est alors souvent gratuit.

Les premiers programmateurs connectés en wi-fi sont apparus dès les années 2010 au sein de start-ups. Aujourd’hui, la plupart des grandes marques histori­ques de l’arrosage ont une solution de programmateur secteur avec une connexion wi-fi. Le choix de prendre l’option du « connecté » peut parfois se faire dans un deuxième temps, certains fabricants proposant des programmateurs standards auxquels il suffit de rajouter une clé ou un accessoire pour les rendre connectés.

La technologie wi-fi étant très consommatrice pour une pile, les programmateurs à batterie ont intégré d’autres technologies : le Bluetooth se démocratise sur ces mo­dèles, mais la portée reste limitée et il n’est pas possible d’y accéder à distance. Quelques fabricants ont relié ces programmateurs à pile à la boxe internet pour l’intermédiaire de relais radio, mais la technologie est souvent complexe à configurer.

Les technologies issues des marchés émergents de l’internet des objets (IoT = Internet of Things) commencent à arriver. Leur intérêt est d’utiliser très peu d’énergie dans la communication. Elles permettent d’envoyer des messages complexes très compressés et ceci en bi-directionnel sur de grandes portées. La technologie radio LORA s’impose petit à petit pour les applications en agricole, en municipalités, mais aussi pour le grand résidentiel, du fait de portées au-delà du kilomètre de rayon en ligne droite, un peu moins en milieu urbain dense.

Suivant la technologie radio choisie, il faut prévoir un abonnement. La technologie LORA existe sous différentes formes :

• LORAWAN « public » : les pays européens sont couverts par des opérateurs telecom. Un abonnement par équipement est nécessaire. Le réseau SIGFOX fonctionne sur le même principe.

• LORAWAN « privé » : une municipalité peut faire appel à un prestataire telecom pour couvrir le territoire de la commune d’un réseau LORAWAN d’accès restreint. Ensuite différents services (arrosage, télérelève, gestion de l’éclairage, gestion des flottes de véhicules) utilisent ce réseau pour connecter les programmateurs ou compteurs. Des frais d’accès par équipement sont à prévoir et il faut connecter un grand nombre de services pour rentabiliser un tel vaste réseau.

• LORA « privé » : certains fabricants de programmateurs utilisent la technologie LORA pour émettre un réseau privé seulement pour leurs équipements, à piles et sur secteur. Ceci a l’avantage d’être gratuit et n’est pas tributaire de la qualité et la pérennité du réseau public. La passerelle LORA se connecte alors à internet par un réseau wi-fi local ou par un abonnement GSM dédié pour des passerelles isolées sur batterie et des panneaux solaires.

 

Des bénéfices pour les utilisateurs finaux mais aussi pour les professionnels de l’arrosage

L’utilisateur final bénéficie clairement des nouvelles possibilités du digital pour commander plus finement son arrosage. Mais ces nouvelles technologies apportent également aux professionnels de l’arrosage de nouvelles opportunités pour proposer de nouveaux services à valeur ajoutée. En effet, un installateur peut à présent suivre les installations de ses clients à distance et proposer des prestations de services, de surveillance, sans avoir à se déplacer.

Un marché de remplacement des programmateurs traditionnels s’ouvre aux distributeurs et installateurs, marché qui peut être dynamisé en basse saison.

Et tout ceci est évolutif, « future compatible » et s’intègre dans le « smart garden » et la « smart city ».

Un programmateur traditionnel non connecté doit contenir toutes les fonctionnalités et les usages que l’on souhaite pour le client utilisant son programmateur, au moment de sa fabrication.

Un programmateur connecté reçoit des ordres d’ajustements de la programmation par la plateforme Cloud. Il est alors possible de faire évoluer les règles, les critères d’optimisation des temps d’arrosage et des données permet­tant de prendre la bon­ne décision du temps et du moment de l’arrosage. Ces programma­teurs connectés sont donc plus adaptables aux souhaits et modes de pensées futurs des utilisateurs, en soi « future compatibles ».

De plus, l’arrosage s’inscrit de plus en plus dans des applications et des plateformes regroupant d’autres domaines à automatiser :

• le jardin devient « smart garden » en combinant l’arrosage avec la piscine connectée (pilotage du temps de filtration, suivi de l’état de la piscine et recommandations de traitements, pilotage d’autres équipements comme une pompe à chaleur, un robot), et avec l’éclairage connecté ;

• la ville devient connectée en combinant l’arrosage avec par exemple l’éclairage, le pilotage des fontaines, le suivi d’équipements et d’équipes d’intervention avec des trackers GPS, la gestion de tournées d’enlèvement des déchets, et tout ceci dans les plateformes des industriels de l’arrosage ou dans des systèmes plus vastes de « smart city ».

Par l’utilisation de solutions connectées pour gérer l’arrosage, les professionnels de l’arrosage automatique (fabricants, distributeurs et installateurs) sont de ce fait en bonne place pour toucher à de nouveaux domaines d’activité dans les marchés résidentiels et municipaux.

 

Conclusion

Nous sommes aux prémices du développement du numérique pour nos métiers de l’arrosage, et les programmateurs connectés permettent de relier l’installation d’arrosage à distance directement au smartphone de l’utilisateur ou du

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