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 IRRIGANTS de France salue le volontarisme exprimé par le Premier Ministre, Jean Castex, lors des conclusions des travaux du Varenne agricole et du changement climatique, rendues ce 1er février. 

Innovation, gestion de l’eau, gouvernance et financements dédiés aux niveaux national et local sont autant de moyens indispensables pour garantir la pérennité de l’agriculture, son rôle économique et territorial au service de notre souveraineté alimentaire. Bon nombre des propositions vont dans le sens des attentes des irrigants.

 

Pérenniser la production par une ambitieuse politique de gestion de l’eau

 Les annonces du thème 3, telles que l’optimisation des retenues d’eau existantes, la mise en place de nouveaux dispositifs de gestion de l’eau, la récupération des pluies diluviennes, la réutilisation des eaux usées traitées, sont autant de solutions nécessaires pour adapter l’agriculture française aux évolutions du climat et de la pluviométrie. Des solutions attendues pour stocker l’eau l’hiver permettront de préserver la production alimentaire et de partager l’eau entre tous les usagers. Le renforcement des projets de territoires pour la gestion de l'eau (PTGE) et l’élargissement du rôle des Préfets au service de la concertation locale sont essentiels pour aboutir au juste partage de la ressource, dans le respect de l’économie du territoire et de l’équilibre du milieu. S’appuyer sur la science et l’innovation IRRIGANTS de France salue la volonté d’accompagner la recherche et l’innovation, la formation et le conseil, pour mettre à disposition des agriculteurs les solutions d’aujourd’hui et de demain exprimée dans le thème 2. La sélection variétale, les outils d’aide à la décision et les nouvelles techniques d’irrigations, sont des voies prometteuses et le levier financier (100 millions d'euros dès 2022 via France 2030) est bien entendu indispensable pour y parvenir. La mobilisation de France AgriMer, en lien avec le RMT ClimA, pour la coordination des travaux des filières agricoles sera gage de pragmatisme et d’efficacité. En parallèle, il est indispensable que la France œuvre au niveau européen à un cadre réglementaire permettant l’accès aux nouvelles techniques de sélection pour que nos instituts et nos semenciers puissent en disposer.

 

Agir rapidement

 Les conclusions du Varenne soulignent l’urgence d’agir avec bon nombre de chantiers lancés d’ici la fin de la mandature, et la nomination d’un délégué interministériel, chargé du suivi des travaux, est le signe de cette prise de conscience. Irrigants de France ne peut que souligner cette nécessité d’avancer rapidement notamment pour sécuriser et garantir les volumes d’eau pour les irrigants, dès cet été (sécurisation juridique des SDAGE). Faire respecter cet exemplaire travail de co-construction Cette belle dynamique ne doit pas être mise en échec par des initiatives violentes et délétères dans les territoires. L’État devra afficher la même détermination pour protéger les infrastructures, les biens publics comme privés et prendre toutes les sanctions qui s’imposeront à l’encontre des intimidations et actes criminels.

 Pour le Président d’IRRIGANTS de France Éric Frétillère : « Les conclusions du Varenne sont source d’espoirs pour les Irrigants. L’agriculture - et l’agriculture irriguée d’autant plus - s’impose comme une activité d’intérêt général majeur pour notre nation. C’est une réalité, renforcée par le changement climatique, qui nous oblige et qui doit être portée haut et fort par la profession et les pouvoirs publics pour que ce travail engagé puisse se déployer sereinement dans les années à venir »