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L’hôtel Péninsula a ouvert ses portes le 1er août 2014 après quatre ans de travaux. Cet hôtel  de style art déco dispose de 200 chambres très luxueuses, dont 34 suites qui comptent parmi les plus spectaculaires de la capitale, et de nombreux espaces verts très soignés. Un système d’arrosage automatique a été installé pour irriguer les patios, balcons et terrasses, et la toiture végétalisée de l’hôtel.

J’ai rendez-vous avec Florent Poissonnet de la société JFL Concept qui a conçu le système d’arrosage de l’hôtel, et M. Liogier des Jardins de l’Orangerie,  chargé de l’entretien.  L’entrée principale se trouve rue des Portugais.Trois bacs décoratifs plantés de buis, de pins et de  jacinthes roses et blanches  se trouvent de chaque côté de la porte d’entrée. Irrigués avec du goutte-à-goutte, ces bacs sont alimentés à partir d’une traversée de mur qui redescend en sous-sol, où se trouvent la  vanne électrique et le programmateur d’arrosage.

Au rez-de-chaussée  côté avenue Kléber, se déploie une grande terrasse extérieure qui abrite un des restaurants de l’hôtel. Sur cette terrasse, de nombreuses  jardinières plantées d’arbres, de buis et de jacinthes sont  irriguées avec du goutte-à-goutte Netafim Unitechline. Ces jardinières  sont alimentées par le sous-sol : sous les jardinières, des petites dalles avec caniveaux  permettent de récupérer l’eau de pluie et d’alimenter les bacs. Dans chaque bac, il y a trois remontées : une pour l’arrosage, une pour l’électricité et une pour l’évacuation. Les vannes sont encastrées dans les pots. La terrasse est divisée en deux réseaux, à gauche et à droite de l’escalier.

Nous entrons dans l’hôtel et nous nous dirigeons vers un patio situé au rez-de-chaussée, décoré de pots plantés de fougères arborescentes. Comme sur la terrasse, chaque pot est alimenté par le sous-sol grâce à un système de dallages avec caniveaux. Les fougères,  qui  ont besoin de beaucoup d’humidité,  sont arrosées avec du goutte-à-goutte Unitechline Netafim. M. Liogier doit tailler régulièrement les fougères.  Concernant l’arrosage automatique, un sous-traitant, qui gère tous les sites des Jardins de l’Orangerie,  vient régulièrement vérifier si  tout fonctionne bien pendant la période d’arrosage, de mai à octobre. En revanche, en cas de petit problème (fuite ou tuyau cassé), M. Liogier intervient lui-même.  Actuellement, le système d’arrosage est sur hors gel et M. Liogier doit arroser  l’ensemble des plantations de l’hôtel à la main.

Au premier étage, la suite historique (appelée ainsi car de style renaissance),  une des plus spatieuses et luxueuses de l’hôtel, se déploie sur 217 m2 et s’ouvre sur un patio planté de pervenches, d’heuchères et autres plantes à fleurs. L’ensemble,  irrigué avec du goutte-à-goutte Netafim Unitechline, est alimenté grâce à une électrovanne qui se trouve dans un placard fermé à clé dans le couloir.

 

Au sous-sol, un programmateur ACC de Hunter

Nous descendons ensuite au sous-sol où se trouve la  piscine de 20 mètres de long et le spa. S’y trouve également  le cerveau  du système d’arrosage, le programmateur ACC de Hunter.  M. Liogier explique : « Le système d’arrosage de l’hôtel est divisé en 14 zones et un temps d’arrosage différent est imparti à chaque zone, selon les besoins des végétaux :  les terrasses et les deux patios au rez-de-chaussée, les balcons des chambres au 4ème et au 6ème étage, et le toit-terrasse au 7ème étage … ». C’est la société chargée de la maintenance qui s’occupe  de régler le programmateur. Un peu plus loin dans le couloir se trouve l’armoire de départ des deux réseaux : la rue des Portugais et la terrasse du rez-de-chaussée. En revanche, c’est une armoire située dans un faux plafond du rez-de-chaussée qui abrite l’électrovanne permettant d’alimenter le  patio des fougères. Au départ, un système de gestion centralisée était prévu, mais il n’a finalement pas été installé.

Durant les premiers mois, M. Liogier était affecté à l’hôtel Péninsula uniquement les matinées, mais maintenant, il y travaille à plein temps. En effet, après les travaux, des bacs plantés de lierre et de cyprès ont été ajoutés sur les fenêtres des chambres qui n’ont pas de balcon, cet-à-dire aux premier, deuxième, troisième  et cinquième étage, et ne sont malheureusement pas connectés à l’arrosage automatique. M. Liogier doit les arroser à la main, même pendant la campagne d’arrosage. Il nous explique :  «73 chambres dotées de jardinières doivent être  arrosées à la main. En été, cela prend beaucoup de temps car chaque balconnière doit être arrosée deux ou trois fois par semaine. De plus, il faut attendre que les chambres soient vides pour arroser. C’est une chaîne sans fin, et arroser l’ensemble  peut prendre deux à trois semaines.» Pour cela, il est équipé d’une bombonne de 70 litres en pulvérisation sur roulette.

 

Dans les étages, les terrasses et toitures végétalisées sont équipées de l’arrosage automatique

Nous nous dirigeons ensuite vers le 6ème étage où quatre suites très luxueuses disposent chacune d’une terrasse privative. Chaque terrasse est décorée de  balconnières plantées de romarins, de jasmins japonais et autres plantes à fleurs. Ces bacs, irrigués avec du goutte-à-goutte Netafim Unitechline, sont alimentés à partir d’un point qui passe dans la toiture. Des gaines techniques ont été mises en place au moment des travaux,  à la demande de M. Poissonnet, à chaque étage doté de  l’arrosage automatique (au quatrième, sixième et septième étage). Tout le long de la terrasse, des caniveaux permettent de récupérer l’eau de pluie et de passer les canalisations d’arrosage.

Chacune des ces suites est reliée à son jardin privatif qui se trouve au septième étage. Les jardins du dernier étage ont été  dessinés par un paysagiste ; l’ensemble offre un panorama spectaculaire à 360° sur Paris. Nous découvrons là haut des vraies pelouses aménagées avec placage de gazon et d’immenses balconnières plantées de pins et de plantes à fleurs, le tout avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel !

Toutes les plantations sont arrosées avec du goutte-à-goutte Netafim Unitechline et la pelouse avec des tuyères Hunter. Comme au sixième étage, des caniveaux ont été implantés en fonction des besoins d’arrosage des végétaux et des pelouses, permettant de récupérer l’eau de pluie et de faire passer les canalisations d‘arrosage. Deux alimentations  se trouvent  dans les parties escaliers, une de chaque côté de la terrasse. Au septième étage également, nous avons des zones plantées de sédum, plante très résistante  qui ne nécessite  aucun arrosage.

 

Nous voyons à travers cet exemple que même si un système d’arrosage est  très bien conçu au moment de la construction du bâtiment, des ajustements ont presque toujours lieu par la suite, et les choses ne sont pas toujours évidentes pour les utilisateurs,  sur le terrain .