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Edito

 

Les années se suivent et se ressemblent.

À l’échelle du globe, l’année 2017 a été l’une des plus chaudes de l’histoire moderne. Les pluies extrêmes ont été plus abondantes que la moyenne avec des épisodes torrentiels et dévastateurs en Inde durant la saison des moussons, au Venezuela en août et septembre et au Nigéria au cours des mêmes mois. La Russie a connu l’année la plus humide depuis 2013. À l’inverse, après avoir baissé au début de l’année, les sécheresses extrêmes n’ont épargné aucun continent, et la canicule qui a frappé l’Europe a été l’une des plus intenses et des plus longues depuis de nombreuses années. Sans oublier les cyclones tropicaux et les ouragans qui ont détruit une partie des Caraïbes. Pour couronner le tout, des incendies destructeurs causés par la sécheresse et des vents violents ravagent des centaines de milliers d’hectares en Californie, au Portugal et en Grèce, faisant des centaines de morts et des milliers de réfugiés.

Le rapport sur l’état du climat auquel ont contribué plus de 500 scientifiques confirment le réchauf­fement planétaire annoncé. El Niño et l’éclipse totale de la lune ont peut-être un rôle à jouer mais pas seulement. Les émissions de CO2 sont reparties à la hausse en progressant de 2 % et le pire est à venir. 

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