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Dominique Raveraud, président de la société G2E IDFA  Ile-de-France Arrosage, mène depuis 15 ans une réflexion sur la gestion des eaux différenciées  en milieu urbain. Son projet a été retenu et appliqué dans de nombreuses villes d’Ile de France et de province, dont la ville d’Orly.

Le  maire de la ville, madame Christine Janodet, que je remercie pour le temps qu’elle nous a  consacré, a pris toute la mesure de l’enjeu de l’eau dans le paysage urbain et nous a exprimé ses souhaits de développer les espaces verts et fleurir la ville secteur très gourmand  en eau, la ville d’Orly possédant un gros patrimoine immobilier hérité des années 1960/1970.

Sa position sur le bassin versant des côteaux de la seine en fait naturellement un chemin de circulation des eaux en provenance du plateau de l’aéroport d’Orly  pour se jeter dans la seine.

De ces observation,  elle a engagé une véritable politique de gestion de l’eau sur la ville dont l’objectif est de rendre autonome  la ville sur l’utilisation de l’eau urbaine (arrosage et nettoyage).

Cette démarche ne peut se faire sans une concertation avec les services espaces verts qui se doivent à terme d’être ZERO PHYTO sur le traitement des sols et espaces verts , évitant de ce fait de polluer ces eaux. 

 L’objectif est de rendre autonome  la ville sur l’utilisation de l’eau urbaine 

Séduite par le projet de M. Raveraud,   un audit hydraulique de la ville a permis  de définir les sources d’eau différenciées  (eaux de source, eaux d’exhaure, eaux de pluie) et de définir leurs utilisations, d’en quantifié les besoins et ressources en adaptant chaque projet  a ces préceptes.

 La  ville d’Orly dispose de ressources en eau très  importante, notamment d’eau de source et d’eaux provenant des surface étanches importantes  et inexploitées  jusqu’à maintenant.

Il  a alors été décidé  d’exploiter cette eau  pour le nettoyage des trottoirs, caniveaux et lieux publics, pour arroser les nombreuses jardinières disposé au long des trottoirs puis enfin de créer  des fontaines :

Le nettoyage des lieux public (trottoirs, place, caniveaux) proviens de stockage disséminé en différents point de la ville.

Le nettoyage de la place du marché proviens de la collectes des eaux de pluies provenant des réseaux EP collectés  sur les habitations avoisinantes , cette collecte a pus avoir lieu a moindre frais lors de la réfection du centre ville. Ce stokage fait appel a plusieurs cuves totalisant 100 m3. Une borne de puisage permet le remplissage des citernes pour l’arrosage des suspensions fleuries.

Enfin, un bassin de rétention de 700 m3 permettra de récupérer l’eau de la piscine lors des nettoyages journalier (60m3) et des vidanges bi-annuel du bassin de 600 m3 et qui servira ensuite à nettoyer   les voieries par la mise en place de borne de puisage et potence de remplissage, ces espaces son  actuellement nettoyer par des puisages sur les bornes d’eau potable de la ville.  Ce projet permettra de rendre la ville entièrement autonome pour le nettoyage des voiries et lieux public au début de l’automne 2012 A terme, il y aura trois grands bassins de stockage à Orly, d’une capacité totale de 1600 m3.

 

Autre axe d’utilisation des eaux : les fontaines.

 

La fontaine  en pierre grise au style épurée de la place du marché est alimentée par une source naturelle, l’eau est collecté, puis stocké dans un réservoir servant au fonctionnement en circuit fermé la source servant a l’appoint avec la mise a niveau du bassin   .

 Deux autres fontaines sont actuellement en projet : sur la place du 8 mai, où cette fois-ci, la fontaine sera alimentée par de l’eau de pluie récupérée ; phyto épuré avant son utilisation en circuit fermé, l’appoint et la mise a niveau sera réalisé par un bassin d’orage de 800 m3 collecté par débordement a une cuve de stockage 

 L’idée est de réhabiliter le patrimoine « eau » de la ville pour le plus de projet possible.

La ville a engagé une réflexion avec les services de la ville et un paysagiste sur la réhabilitation  du parc Georges Meliès, qui date du XVIIIème et XIXème siècle, parc classique qui abrite jardins romantiques, rocailles, lac et cascades… Aujourd’hui,  il fonctionne artificiellement avec des pompes, mais  à terme,  le souhait d’une alimentation par le biais de sources, et d’un traitement des eaux par phytorémédiation est  à  l’étude.

Aujourd’hui, 29 sites sont irrigués à Orly. Le système, assez ancien, est très gourmand en eau. Un travail de rationalisation des installations est en cours. La récupération de l’eau, la gestion précise par des systèmes informatisés, l’utilisation d’éléments de mesure tensiométrique station météo ainsi que le remplacement de matériels  gourmands  en eau, son actuellement en court et vont s’étaler au fil de la rénovation urbaine inclus dans le programme ANRU 2.